Histoire du mielHistoire du miel

La récolte du miel date au moins de 7000 ans avant Jésus Christ. En effet, des peintures rupestres représentant des hommes récoltant du miel ont été retrouvées dans la grotte de l’Araignée dans la province de Valence en Espagne. Ces peintures ont plus de 9000 ans.

Dans l’Egypte des pharaons, le miel était déjà connu et reconnu car certains hiéroglyphes montrent comment la transhumance des ruches était effectuée. De plus, dans le papyrus de Ebers, qui date de 1500 avant Jésus Christ et qui est le document connu le plus ancien sur la médecine égyptienne, on attribue déjà au miel de nombreuses propriétés curatives comme le fait de guérir des maladies gastriques, intestinales, la possibilité de guérir des blessures… Les Egyptiens utilisaient le miel tant en usage externe qu’en usage interne. On a également retrouvé des récipients contenant du miel pur dans les tombes des pharaons. Ce dernier n’avait perdu aucune de ses propriétés. Le sucre servait à guérir, mais aussi à sucrer les aliments : il était utilisé dans la préparation de boissons, de pains et de gâteaux. Les plus riches l’utilisaient aussi pour embellir la peau.

Dans la Grèce antique, les propriétés thérapeutiques du miel étaient également connues, comme en témoignent certains écrits de Pythagore (VIème s. avt JC), d’Hyppocrate (Vème s. avt JC) et postérieurement d’Aristote (IVème s. avt JC). Ces écrits exposent entre autres que le miel peut allonger l’espérance de vie, améliorer des problèmes oculaires, soigner des problèmes intestinaux, combattre la fièvre, guérir des blessures. On peut même dire que le miel a été la première boisson isotonique puisque l’on donnait à boire de l’eau avec du miel aux athlètes grecs pours qu’ils récupèrent leurs forces.

Par la suite, les Romains l’ont également utilisé. Les plus riches consommaient du miel pur, récolté sous les ruches, alors que les plus pauvres devaient se contenter d’un miel de moidre qualité que l’on obtenait en broyant les ruches. Chez les Romains comme chez les Grecs qui les ont précédés, les propriétés cosmétiques du miel étaient connues : un mélange de miel et de lait permettait d’hydrater, d’adoucir et de tonifier la peau.

Le miel a continué à être communément utilisé pendant le Moyen Âge. Les ruches étaient particulièrement présentes dans les monastères. On sait que le miel était connu jusqu’en Chine.

Jusqu’au XVIème siècle, avant la découverte de la canne à sucre et, deux siècles plus tard, de la betterave à sucre, le miel était le seul édulcorant connu.

Jusqu’à la Renaissance et même plus tard, le miel était très estimé en médecine. On l’utilisait communément comme antiseptique. Le miel de romarin était l’un des constituants de la thériaque utilisée par les marins européens au XVIIIème siècle.

Le miel a même été utilisé pour favoriser une cicatrisation rapide des blessures et des brûlures des soldats pendant les première et seconde guerres mondiales.

De nos jours, de nombreuses études mettent en évidence les indéniables vertus thérapeutiques du miel. Il est donc encore aujourd’hui utilisé tant à des fins curatives que cosmétiques. Enfin, il est toujours aussi apprécié en gastronomie : le miel reste en effet un aliment très prisé dans le régime méditerranéen.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.